À Gramat, dans le Lot, des producteurs de volailles de chair et palmipèdes gras se sont regroupés à l’initiative du PNR (Parc Naturel Régional) des Causses du Quercy pour créer une structure coopérative d’abattage et de découpe. Après une phase de lancement laborieuse, de nouveaux développements sont à l’étude.
Une belle démonstration de persévérance et d’esprit collectif : grâce aux compétences et à la ténacité de quatre producteurs lotois de volailles et palmipèdes, un nouvel outil industriel d’abattage et de découpe a pu être mis en œuvre à Gramat, dans le Lot. Cette initiative est soutenue localement et contribue aujourd’hui à conforter et pérenniser les filières de production locale dans le respect des nouvelles normes. C’est une aventure qui est née il y a un peu plus de 10 ans ; elle s’apprête à franchir de nouvelles étapes.
En 2012, le PNR des Causses du Quercy a pris l’initiative de réunir les producteurs du territoire pour étudier leurs besoins collectifs pour l’abattage et la découpe de volailles maigres et de palmipèdes gras.
Un groupe de travail s’est constitué pour définir le cadre de référence du projet : « Réaliser localement (PNR et Nord du Lot) une prestation d’abattage et de découpe de volailles en chair et de palmipèdes gras en visant un certain niveau de qualité et un prix économiquement cohérent au sein d’une structure collective, afin de conforter et de pérenniser les filières de production locale ».
Regroupant les différents acteurs au sein de l’association de préfiguration « La Plume du Causse », le groupe a structuré tous les aspects du projet (projet immobilier, équipements techniques, procédure ICPE – Installations classées pour la protection de l’environnement, statuts et gouvernance, budget prévisionnel…) avec l’accompagnement du PNR, de la Chambre d’Agriculture, de CER France, de l’Union Régionale des SCOP et SCIC et de l’Adefpat.
L’association a été créée dès 2013 par quatre producteurs locaux, Michel Laverdet, Mathieu Liébus, Cyril Garrigues et Jean Pierre Caussanel.
En 2015, la communauté de communes Cauvaldor entre dans le projet. Elle s’engage à acquérir le terrain et construire le bâtiment pour le louer à La Plume du Causse dans le cadre d’un crédit-bail.
En 2017, La Plume du Causse devient une SCIC (société coopérative d’intérêt collectif), dont la cogérance est assurée par les 4 producteurs ; elle se lance dans la recherche de financeurs.
Dans la foulée, le permis de construire d’un atelier-relais est déposé et la première pierre est posée en mai 2019.
La production est enfin lancée à partir de mars 2020 en pleine période de confinement Covid.
Dès le début de l’année 2018, IéS décide de s’engager au côté du projet, avec un financement initial de 2 500 € pour accompagner La Plume du Causse pendant sa phase de construction. Ce financement sera complété en 2020 pour le démarrage et l’accompagnement de l’exploitation de l’abattoir pendant 6 ans.
« La décision d’IéS de nous accompagner a constitué, pour nous éleveurs, une formidable reconnaissance du bien-fondé de notre idée et, pour nos partenaires, une garantie de sérieux de notre projet. L’apport en capital d’IéS a boosté le projet et fait effet de levier auprès des financeurs. Enfin l’entrée d’IéS dans la gouvernance et son souci de nous suivre sur plusieurs années de fonctionnement est à la fois rassurante pour tous et gage d’un partenariat inscrit dans la durée. » affirment en chœur les quatre co-gérants.
Après deux années difficiles, car affectées par la grippe aviaire, le chiffre d’affaires progresse en 2024 à un niveau de référence de 560 k€ et permet de dégager un résultat positif.
La Plume du Causse a fait la démonstration qu’un tel outil était vraiment nécessaire. Les prestations d’abattage et de découpe de la coopérative sont utilisées pour des producteurs locaux situés sur un large territoire autour de Gramat : Lot, Dordogne-est, Corrèze-sud, Cantal-sud-ouest.
La production est maintenant stabilisée et une extension est envisagée dans 2/3 ans pour compléter les prestations de La Plume du Causse avec un nouvel atelier de transformation.
1 535 k€, dont 537 k€ de subventions
560 k€, abattage 120 000 têtes par an, découpe 72 000 têtes par an.
10 salariés dont 4 intérimaires