Espace Presse

LE LABO DU 100e SINGE

Publié le 14 octobre 2021 (mis à jour 9 novembre 2021)

L’appui d’IéS
Apport en prêts participatifs : 35 000 €
Les autres partenaires : Crédit Coopératif ; France Active ; La NEF ; Région Occitanie, l’Agence nationale de la cohésion des territoires ; Sicoval.

Pour présenter Le Labo du Centième Singe, il faut avant tout expliquer ce qu’est Le 100ème Singe. Derrière ce nom singulier, se cache d’abord une théorie selon laquelle une prise de conscience individuelle, alliée à un effet de nombre, peut permettre le changement à l’échelle de la société (légende contemporaine sur le processus d’apprentissage de singes sans qu’il n’y ait de transmission visible). C’est également un tiers-lieu nourricier périurbain, en archipel, autour de Toulouse à partir d’une base arrière située à Escalquens (Haute-Garonne) comportant espace de coworking, ateliers, formations... en lien avec de nombreux sites d’incubation maraîchers (Pinsaguel, Gragnague, Castelmauroux, Montégut-Lauragais...). Le 100e Singe, un tiers-lieu mi-ferme mi-bureau, est adossé à un espace-test agricole.

A l’origine de ces deux structures, Amandine Largeaud et David-Alexandre Lobry. La première est à l’initiative de plusieurs projets reconnus d’ESS à l’étranger comme en France depuis 18 ans et est spécialisée dans l’inclusion numérique, l’alimentation durable et les tiers-lieux. Le second est ingénieur agronome. Ancien responsable de production maraichère bio, il coordonne l’espace-test agricole. Riches de leur expérience, ils ont décidé de la mettre au service de l’urgence de la transition écologique et sociale, en se spécialisant sur la transition agroécologique et le renouvellement des générations d’agriculteurs. 200 porteurs de projets agricoles autour de Toulouse constituent notamment la communauté du 100e Singe, dont 80 en attente urgente d’installation. Alors que le renouvellement des générations d’agriculteurs est bloqué depuis des années, mettant en jeu notre sécurité alimentaire, plus 40% des personnes qui s’installent comme agriculteurs sont des personnes en reconversion professionnelle dans le domaine agricole, du jamais vu depuis 300 ans. La Covid a amplifié un phénomène déjà présent depuis une petite dizaine d’années. Beaucoup de personnes sont en quête de sens dans leur activité professionnelle, à la recherche de nouvelles façons de travailler, de nouvelles façons de produire une nourriture saine qui protège les écosystèmes, de réapprendre à collaborer, à se rencontrer. Le 100e Singe vient sécuriser les trois premières années de parcours d’installation de ces reconvertis en leur mettant à disposition terre, moyens de production, formation, accompagnement technique et portage social, administratif et comptable.

Une dynamique inscrite dans un projet territorial

De son côté, Le Labo est une coopérative d’accompagnement pour aider les collectivités à mettre en oeuvre leurs projets d’innovation agricole et sociale, en lien avec la transition alimentaire et agricole des territoires. Le Labo du 100e Singe accompagne plus spécifiquement les projets de régie agricole, tiers-lieux nourriciers, fermes communales etc... A titre d’exemple, depuis 2019, Le Labo du 100e Singe travaille avec la commune de Ramonville-Saint-Agne sur le projet de création d’une ferme incubatrice et tiers-lieu d’impulsion communale sur 7 hectares. L’objectif est à la fois de réinstaller des maraîchers agro écologiques en périurbain de première couronne, de consolider le parcours d’installation de néo agriculteurs qui iront s’installer sur les communes environnantes de l’intercommunalité et d’offrir des espaces de travail partagés allant du laboratoire de transformation, aux bureaux. Ce projet devrait accueillir son public à partir de fin 2023.

La marque de fabrique

Les domaines de prédilection du Labo du 100ème singe sont l’agriculture agro écologique et l’alimentation durable ainsi que les mutations du rapport au travail, il s’agit d’impulser un lien social généreux et de porter une vision du vivre-ensemble. Les enjeux en matière d’agriculture et d’alimentation sont aujourd’hui tels, qu’il est primordial d’inventer des réponses à cette indispensable transition et de s’autoriser de l’expérimentation sociale en réimplantant une agriculture sur des petites surfaces (moins de 3 ha) proches des grandes villes en protégeant les écosystèmes : une agriculture qui mette les agriculteurs au coeur des actions. Le Labo du 100ème Singe s’adresse à trois publics différents : les collectivités locales ambitionnant d’agir sur leur territoire en faveur d’une transition sociétale dans les domaines de l’innovation sociale et de l’agriculture (politique de transition agricole, réimplantation de maraichers, gérer des cantines scolaires ou créer un tiers-lieu…), les particuliers qui souhaitent être accompagnés dans la mise en oeuvre de leur projet à impact positif et les entreprises de la transition qui souhaitent inventer des dispositifs, des lieux d’innovation sociale qui intègrent leurs activités. Le Labo peut intervenir sur tout le territoire français avec une priorité pour l’Occitanie. Il s’est fixé comme valeurs inaliénables la non-rémunération du capital, le respect des humains, l’égalité homme-femme, des écarts salariaux plafonnés, la diminution de son impact sur l’environnement. Des valeurs également chères à IéS !

www.lelabodu100esinge.com/